PARCE QU’IL FAUT VIVRE.

Écrire cet article n’a pas été évident. Les mots ne venaient pas, pas comme je voulais. J’ai pris le temps. Quelques jours ont passé mais la tristesse elle ne passe pas. J’ai quand même souhaité donné mon ressenti même si je n’imaginais pas devoir, une nouvelle fois, écrire à ce sujet. Pas si tôt en tout cas. Mes mots sont sûrement un peu maladroits (c’est compliqué dans de telles circonstances) et j’espère que tu ne m’en voudras pas. 

« Aimez vous les uns les autres »

Vendredi 13 novembre. 5h30 j’arrive à Paris depuis Amsterdam où j’ai passé quelques jours. Fatiguée je rentre me couchée. J’ai dormi jusqu’à 14h je crois. Je ne fais rien de spécial si ce n’est lire des blogs et regarder des séries. J’oublie qu’on est vendredi 13. La journée passe l’air de rien. Il est 22h quand le téléphone de Monsieur sonne. Il y a eu des attentats dans le 11ème, ça tire de partout. Je n’y crois pas. Je me mets devant une série. Je vois des notifications alors je vais voir mes réseaux sociaux. Là je réalise… Ce n’était pas une simple fusillade… Sur TF1 pourtant le match se joue toujours. C’est l’incompréhension.

Monsieur est sorti, je suis seule à la maison. Et j’ai peur. Peur pour lui qui est sorti au moment de la fusillade, peur pour mes amis et mes proches qui sont peut-être dehors. Alors on se rassure, on s’écrit. Ne pas sortir, surtout ne pas risquer quoique ce soit. Être prudents. C’est ce qu’on se dit. Je n’ai cessé d’actualiser les réseaux sociaux pour être sûre que tout le monde allait bien. Toutes les minutes je crois bien. Je suis figée devant les chaînes d’info. Rien n’est rassurant. Ils sont là, dans Paris, cette si belle ville. Ma ville. Mon amour. Ils sont là et font un carnage. Pourquoi ? Qu’espèrent-ils ? Ils prennent la vie de gens heureux. Ils nous font peur. C’est un cauchemar.

Samedi 14 novembre. On se réveille avec les chaînes d’info. Encore et toujours. On aurait voulu que ce soit un mauvais rêve. Des chiffres auxquels on ne veut pas croire s’affichent sur les écrans. Ce sentiment de peur est toujours là et il ne veut pas partir. Sur les réseaux sociaux que je ne quitte plus, les proches publient les visages d’une femme, d’un ami, d’un voisin sorti dans le quartier et dont ils n’ont pas eu de nouvelle. Pourtant avec les amis on se dit qu’il ne faut pas se laisser aller. Non parce qu’il faut vivre, parce que Paris doit rester debout. On ne se pliera pas devant ces fous. J’ai peur pourtant il faut bien l’avouer. J’entends les hélicoptères pas très loin qui ne me rassurent en rien. Pourtant je me force, je sors. Et je souris après les larmes de la veille. Paris est debout. Paris est choquée, Paris est calme mais elle est debout. Les parisiens sont aux terrasses des cafés, des enfants rient et jouent insouciants, les couples s’embrassent.

Aujourd’hui. Il y a de l’espoir. La France se soutient, se réconforte. Des petits mots, des sourires, des belles actions aussi comme cet homme qui joue du piano ou celui qui rallume toutes les bougies qui s’éteignent Place de la République, comme mamie Danielle qui nous demande de nous aimer. C’est difficile quand on pense à tout ça de faire confiance à l’humain. C’est difficile d’imaginer un avenir radieux après de tels actes. Comment rester positifs quand on entend le mot guerre à longueur de journée et que des insensés essayent de nous volez le bonheur, la liberté ? Pourtant je suis persuadée qu’on va y arriver. On continuera à sortir faire la fête, à boire des verres en terrasse, à s’aimer. On ira au cinéma, faire du shopping et en boîte de nuit.

Parce qu’on a tous été touchés de près ou de loin, je te demande de vivre. Ne les laissons pas gagner! S’il te plaît: AIMEZ VOUS!

♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Laboodeuse
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2 Commentaires

  1. Menekse
    17 novembre 2015 / 23 h 09 min

    Il est important d’écrire, et de faire sortir ce qu’on a au fond du cœur. Oui, ce n’est pas facile et ça sort pas comme tu le souhaiterais. Comme tu le dis, oui on a été touché (de près ou de loin), on a été touché. C’est pourquoi, on doit exprimer et extérioriser à sa façon.
    Pour ma part, je peux le dire j’ai été traumatisée. J’ai du mal à manger, à dormir et j’ai souvent envie de pleurer. Ah oui et j’ai peur ! J’accepte ma peur, mais elle ne dictera pas ma vie. Je continuera à vivre et à aimer, à m’amuser, à boire et faire la fête. Même si aujourd’hui, c’est un peu dure.

    Merci pour ton article.

  2. 18 novembre 2015 / 11 h 28 min

    Comme tu dis, l’amour, personne ne peut nous l’enlever, mais quel choc quand même, je suis encore bien remuée. A quand la paix dans le monde ? Bisous à toi <3


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